Nathalie Bertrand

Kinésiologue certifiée

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reéalité

Changer sa réalité : ce que le système nerveux et les croyances ont à voir avec votre vie

Modifier sa réalité ne signifie pas contrôler tout ce qui arrive. Cela signifie influencer la direction de sa vie par trois leviers principaux :

L'état de votre système nerveux,

Vos croyances,

Vos micro-actions quotidiennes.

Ces trois éléments sont liés : votre système nerveux influence vos pensées, vos pensées renforcent vos croyances, et vos croyances orientent vos décisions.

Comment modifier sa réalité : le rôle du système nerveux, des croyances et des micro-actions

Nous ne créons pas entièrement la réalité. Beaucoup d’éléments échappent à notre contrôle : les circonstances, les autres, le hasard.
En revanche, nous co-créons notre expérience de vie par nos perceptions, nos croyances et nos actions.

La manière dont nous interprétons le monde dépend largement de l’état de notre système nerveux. Cet état influence nos pensées, nos croyances, puis nos décisions. Comprendre ce mécanisme permet de modifier progressivement la façon dont nous vivons la réalité.


Le système nerveux : la base de notre perception du monde

Notre cerveau n’interprète pas la réalité de la même manière selon l’état physiologique dans lequel nous nous trouvons.

Quand le système nerveux est en état de sécurité, le cerveau est plus ouvert. Il perçoit davantage les opportunités, les solutions et les relations positives.

Quand il est en état de stress ou de menace, le cerveau devient plus vigilant. Il repère surtout les problèmes, les dangers ou les critiques.

Cette dynamique est décrite par la théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges.

Selon cette approche, notre système nerveux autonome peut se trouver dans plusieurs états principaux.

L’état de sécurité et de connexion

Dans cet état, le corps est calme et l’esprit plus clair. La respiration est régulière, les interactions sociales sont plus faciles, la créativité et la réflexion sont accessibles.

C’est l’état dans lequel le cerveau peut prendre les meilleures décisions.

L’état de mobilisation (stress ou action)

Le système nerveux sympathique s’active. Le cœur accélère, les muscles se tendent et l’attention se focalise sur les menaces potentielles.

Cet état est utile pour agir ou résoudre un problème, mais lorsqu’il devient chronique, la perception du monde devient plus négative et anxieuse.

L’état de figement ou de blocage

Lorsque le stress devient trop intense ou prolongé, le système nerveux peut basculer dans un mode de protection appelé figement. On ressent alors fatigue, manque d’énergie, brouillard mental ou retrait social.

Ce n’est pas de la paresse mais un mécanisme de protection du corps.

L’état de connexion sociale

L’être humain est profondément social. Les interactions positives activent des circuits neuronaux qui libèrent des neurotransmetteurs comme l’ocytocine, la dopamine et la sérotonine, renforçant le sentiment de sécurité et de bien-être.


Pourquoi certaines croyances s’installent dans le cerveau

Les croyances ne se forment pas au hasard. Elles émergent généralement à partir de trois facteurs neurologiques.

L’intensité émotionnelle

Plus une expérience est émotionnellement intense, plus elle est mémorisée. L’amygdale, une structure cérébrale impliquée dans la mémoire émotionnelle, renforce ces souvenirs.

Une humiliation, un rejet ou une réussite marquante peuvent ainsi créer une règle mentale durable.

La répétition

Le cerveau renforce les circuits neuronaux utilisés fréquemment. C’est le principe de la plasticité cérébrale : plus une pensée est répétée, plus elle devient automatique.

Une phrase entendue souvent — « fais attention », « tu es capable », « ce n’est pas pour toi » — peut progressivement devenir une croyance.

L’état du système nerveux

Lorsque le cerveau fonctionne en mode survie, il simplifie la réalité et crée des généralisations rapides afin de protéger l’individu.

Par exemple :

  • un rejet peut devenir « les gens ne m’aiment pas »
  • un échec peut devenir « je ne suis pas capable »

Ces croyances sont initialement des stratégies de protection, même si elles deviennent ensuite limitantes.


Cinq croyances inconscientes très fréquentes

Certaines croyances apparaissent particulièrement souvent car elles sont liées aux mécanismes fondamentaux de protection du système nerveux.

« Je ne suis pas assez bien »

Cette croyance peut apparaître après des critiques, des comparaisons ou des attentes très élevées. Le cerveau tente alors d’éviter le rejet en cherchant la perfection.

Pour la transformer, il est utile d’accumuler des preuves concrètes de compétence : noter chaque jour une réussite, un apprentissage ou une action positive.

« Le monde n’est pas sûr »

Lorsque le système nerveux est exposé à un environnement instable ou stressant, il peut rester en mode vigilance.

Des expériences répétées de sécurité — respiration lente, nature, relations positives — permettent progressivement de recalibrer ce système.

« Je dois tout contrôler »

Dans un environnement imprévisible, le cerveau associe le contrôle à la sécurité. Cette stratégie peut devenir rigide et générer beaucoup d’anxiété.

Apprendre à tolérer de petites incertitudes aide le système nerveux à comprendre que l’imprévu n’est pas nécessairement dangereux.

« Les autres vont me rejeter »

Le cerveau humain est très sensible au rejet social car l’exclusion menaçait autrefois la survie. Une mauvaise expérience peut donc laisser une forte empreinte.

Multiplier les interactions sociales simples et positives permet de créer de nouvelles références.

« Je ne peux pas changer »

Après plusieurs échecs ou critiques, certaines personnes développent une vision fixe de leurs capacités.

La progression par petites étapes — quelques minutes d’apprentissage ou une action simple chaque jour — permet au cerveau d’enregistrer de nouvelles preuves de progrès.


Pourquoi les micro-actions changent la réalité

Le cerveau apprend davantage par l’expérience vécue que par la réflexion seule.

Chaque action envoie une information au système nerveux. Lorsque nous répétons de petites actions alignées avec nos objectifs, le cerveau commence à construire une nouvelle identité.

Par exemple :

  • marcher quelques minutes
  • apprendre un peu chaque jour
  • commencer une tâche simple
  • entrer en contact avec quelqu’un

Ces micro-actions deviennent progressivement des preuves internes :

« Je suis quelqu’un qui agit et qui progresse. »


Trois habitudes quotidiennes qui transforment la perception du monde

Certaines pratiques simples peuvent modifier progressivement l’état du système nerveux et les croyances associées.

Réguler le système nerveux

La respiration lente est une méthode rapide pour calmer l’organisme.

Un exercice simple consiste à inspirer pendant quatre secondes et expirer pendant six secondes, pendant quelques minutes. Cela réduit l’activation du stress et améliore la clarté mentale.

Orienter volontairement l’attention

Le cerveau possède un biais de négativité : il repère plus facilement les problèmes que les éléments positifs.

Noter chaque soir trois éléments positifs de la journée et une petite réussite entraîne progressivement l’attention à percevoir davantage d’aspects constructifs.

Pratiquer les micro-actions

Avancer chaque jour d’un petit pas dans une direction importante crée une dynamique de progression. Le cerveau accumule des preuves que le changement est possible.


Une technique simple pour changer d’état rapidement

Lorsque le stress monte ou que l’on se sent bloqué, une courte séquence peut aider à réguler le système nerveux :

  • respirer lentement pendant une minute
  • bouger le corps pendant quelques secondes
  • regarder autour de soi et nommer plusieurs objets visibles

Ce processus aide le cerveau à retrouver orientation et sécurité.


Comprendre le lien entre corps, esprit et réalité

Les croyances sont souvent des souvenirs émotionnels répétés dans un certain état du système nerveux.

Pour transformer sa manière de vivre la réalité, il est donc utile d’agir sur trois dimensions complémentaires :

  • le corps, en régulant le système nerveux
  • les pensées, en questionnant les croyances
  • les expériences, en créant de nouvelles actions et interactions

Au fil du temps, ces changements influencent la perception du monde, les décisions prises et les opportunités qui deviennent visibles.

Ainsi, nous ne contrôlons pas toute la réalité, mais nous participons activement à la façon dont elle se construit et se transforme dans notre vie.

La kinésiologie accompagne le changement de vision de la réalité en repérant un stress associé à un schéma mental.

👉 Ainsi, la réalité extérieure ne change pas, mais le regard porté sur elle devient plus libre et moins conditionné.