Nathalie Bertrand

Kinésiologue certifiée

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Besoin de tout contrôler ? Découvrez le lien entre contrôle, système nerveux et insécurité, et comment la kinésiologie peut vous aider à lâcher prise durablement.

Introduction

Le besoin de tout contrôler est un thème récurrent en accompagnement thérapeutique et en développement personnel. Beaucoup de personnes en parlent avec culpabilité ou lassitude : « Je sais que je devrais lâcher prise, mais je n’y arrive pas ». Pourtant, ce fonctionnement n’est ni un défaut ni un échec personnel. Il s’agit très souvent d’une réponse automatique du système nerveux face à un sentiment d’insécurité.

Dans cet article de blog, nous allons explorer de manière pédagogique pourquoi le contrôle s’installe, comment il est directement lié au système nerveux, et comment la kinésiologie peut accompagner un apaisement durable, à travers des exemples concrets du quotidien.

Le contrôle : un mécanisme de protection, pas un trait de caractère

1.1. Ce qui se passe réellement quand vous contrôlez

Contrôler, ce n’est pas vouloir dominer ou tout maîtriser par perfectionnisme. C’est avant tout tenter de prévenir une menace ressentie. Cette menace n’est pas toujours consciente ni actuelle.

Exemples concrets :

  • Vous vérifiez plusieurs fois vos messages avant de les envoyer, par peur de faire une erreur.
  • Vous planifiez tout à l’avance et ressentez une forte agitation quand quelque chose change au dernier moment.
  • Vous avez du mal à déléguer, car « ce sera plus sûr si je le fais moi-même ».

Dans ces situations, le corps cherche avant tout à se rassurer.

1.2. Quand ce mécanisme s’installe dans la durée

À l’origine, le contrôle est utile. Il permet de traverser des périodes difficiles. Le problème survient lorsqu’il devient le seul mode de fonctionnement disponible.

Avec le temps, cela peut entraîner :

  • une fatigue mentale constante ;
  • une tension corporelle chronique (mâchoires, épaules, ventre) ;
  • une sensation de ne jamais pouvoir vraiment se reposer ;
  • des relations où tout semble reposer sur vos épaules.

Comprendre le rôle clé du système nerveux

2.1. Le système nerveux autonome expliqué simplement

Le système nerveux autonome fonctionne comme un régulateur de sécurité interne. Il évalue en permanence : « Suis-je en sécurité ou en danger ? »

Il se compose principalement de deux états :

  • l’état de mobilisation (système sympathique) : action, vigilance, contrôle, anticipation ;
  • l’état de sécurité et de repos (système parasympathique) : détente, digestion, récupération, confiance.

Lorsque le corps perçoit un danger — émotionnel, relationnel ou symbolique — il bascule automatiquement vers la mobilisation.

2.2. Le contrôle comme signe d’un système nerveux en alerte

Chez les personnes qui contrôlent beaucoup, le système nerveux est souvent resté bloqué en mode vigilance, même en l’absence de danger réel.

Exemples parlants :

  • Vous êtes en vacances, mais incapable de décrocher mentalement.
  • Vous avez « tout pour aller bien », mais votre corps reste tendu.
  • L’imprévu provoque une réaction disproportionnée (irritation, panique, besoin de reprendre la main).

Ce n’est pas un choix conscient. C’est une réponse automatique apprise par le corps.

2.3. La mémoire corporelle

Le système nerveux apprend par l’expérience. Un environnement imprévisible, une pression constante, un manque de sécurité affective ou des événements marquants peuvent amener le corps à conclure : « Je dois rester en contrôle pour survivre ».

Même des années plus tard, cette conclusion peut rester active.

Pourquoi le lâcher-prise ne fonctionne pas par la volonté

On demande souvent aux personnes de « lâcher prise », de « faire confiance », de « relativiser ». Or, si le système nerveux ne se sent pas en sécurité, ces injonctions peuvent aggraver la tension.

Exemple fréquent :

Vous essayez de vous détendre, mais plus vous vous forcez, plus vous vous sentez nerveux.

Le message implicite envoyé au corps est : « Tu devrais aller bien », alors que lui perçoit toujours un danger.

Le changement durable passe donc par le corps, pas uniquement par le mental.

Comment la kinésiologie peut accompagner ce besoin de contrôle

4.1. Une approche qui écoute le corps

La kinésiologie part du principe que le corps garde la trace des stress vécus. À travers des tests musculaires doux, elle permet d’identifier :

  • ce qui met le système nerveux en alerte ;
  • les situations précises qui activent le contrôle ;
  • les croyances inconscientes associées (ex. : « si je lâche, je perds tout »).

4.2. Exemple d’accompagnement

Une personne consulte pour un besoin de contrôle au travail. En séance, le corps met en évidence un stress ancien lié à une période où une erreur avait eu de lourdes conséquences émotionnelles. Le système nerveux a alors appris à rester en hypervigilance.

Le travail ne consiste pas à « supprimer » le contrôle, mais à désactiver l’alarme interne devenue excessive, permettre au système nerveux d'avoir d'autres choix de réponses.

4.3. Réguler le système nerveux

Les séances de kinésiologie peuvent inclure :

  • des techniques de libération du stress émotionnel ;
  • un travail sur la respiration et l’ancrage corporel ;
  • des équilibrations favorisant l’état de sécurité.

Progressivement, le corps apprend qu’il peut relâcher sans danger.

4.4. Ce qui change concrètement

Lorsque le système nerveux se régule, on observe souvent :

  • une diminution du besoin de tout anticiper ;
  • une meilleure tolérance à l’imprévu ;
  • un mental plus calme ;
  • une sensation de confiance plus stable.

Le contrôle n’est plus une obligation permanente, mais une ressource ponctuelle.

Conclusion

Apprendre à relâcher le contrôle, ce n’est pas devenir passif ou désorganisé. C’est permettre au corps de retrouver sa capacité naturelle d’adaptation.

 

Le besoin de tout contrôler n’est pas un problème à corriger, mais un signal de votre système nerveux. Tant que le corps ne se sent pas en sécurité, le contrôle reste une tentative légitime de protection.

En travaillant directement avec le corps et la mémoire du système nerveux, la kinésiologie permet d’apaiser ces mécanismes à leur source, sans forcer le lâcher-prise. Le changement devient alors plus doux, plus respectueux et surtout plus durable.

Si vous vous reconnaissez dans cet article et que vous sentez que le contrôle vous épuise plus qu’il ne vous protège, un accompagnement en kinésiologie peut vous aider à retrouver une sécurité intérieure plus stable (accompagnement complémentaire aux thérapies conventionnelles).

👉 Je vous accompagne pour aider votre corps à relâcher ce qui n’est plus nécessaire et retrouver plus de calme, de confiance et de fluidité dans votre quotidien.

FAQ – Vos questions fréquentes

Pourquoi ai-je besoin de tout contrôler même quand tout va bien ?

Parce que le système nerveux se base sur les expériences passées plus que sur la situation présente. Il peut rester en état d’alerte même lorsque tout est objectivement sécurisé.

Est-ce un manque de confiance en soi ?

Pas forcément. Le contrôle est souvent lié à un besoin de sécurité, et non à un manque de compétences ou d’estime personnelle.

Pourquoi je comprends intellectuellement mais je n’arrive pas à lâcher ?

Parce que le contrôle est une réponse corporelle automatique. Tant que le système nerveux n’est pas régulé, la volonté seule ne suffit pas.

Combien de séances de kinésiologie sont nécessaires ?

Cela dépend de votre histoire et de vos objectifs. Certaines personnes ressentent un apaisement rapide, d’autres ont besoin d’un accompagnement progressif.

La kinésiologie remplace-t-elle un suivi médical ou psychologique ?

Non. Elle s’inscrit comme une approche complémentaire.